Un fruit de saison : « Le coing et ses vertus… »

Merci Mère Nature!  Qui fut généreuse encore cette année…

Aujourd’hui, parlons un peu du coing, fruit du cognassier, qui inonde notre jardin !

“L’identification de la pomme d’or des Hespérides est, dans la mythologie grecque, le pendant de celle du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans la Bible. Ces fruits mystérieux, aux identités également incertaines, ont fait saliver des générations et des générations de botanistes; la plupart de ceux-ci conviennent cependant que cette pomme d’or a pu être le coing, bien connu des anciens Hellènes et qui poussait spontanément dans les forêts des bords de la Caspienne, du Caucase, de l’Anatolie et de la Grèce septentrionale.

Le coing apparaît très précocement dans l’histoire.

Son fruit était spécialement consacré à Vénus: l’épouse devait en manger au seuil de la chambre nuptiale afin que sa bouche fût imprégnée d’un doux parfum, présage de félicité conjugale.

Les coings confits avec du miel auraient été une invention des nymphes qui les auraient utilisés pour apaiser les cris de Zeus lorsqu’il était encore enfant.”

Jean-Marie Pelt

 

Du point de vue de la médecine chinoise, le coing fut utilisé pour ses vertus sur le transit intestinal, grâce à ses tanins et à sa pectine. De nature douce, voire légèrement tiède et de saveur acide. Cette dernière provient de son acide malique, alors que son goût astringent vient de ses tanins qui lui confèrent des vertus anti-diarrhéiques, antiseptiques et antioxydantes.

Le coing est indigeste cru. Il doit toujours être cuit. Nous le connaissons grâce à la gelée de coing de “grand-mamie” ou encore à la pâte de coing, et même à la  compote… Mais savez vous que le coing a la réputation de combattre la soif en décoction, qu’il est consommé cuit comme un légume ?

Bonne cuisine !